Mieux connaitre la tique et s’en protéger

Le temps estival et la période de vacances nous incitent à profiter de l’extérieur. Pensez à prendre des précautions et à vous protéger.



Les tiques, acariens ronds et sombres mesurant entre 1 et 3 millimètres se trouvent partout en France, plus rarement au-dessus de 1500 mètres.



La tique femelle pond ses œufs dans un abri du sol. Les larves éclosent environ un mois plus tard. Celle-ci attend deux à trois semaines pour rechercher un hôte : un animal ou occasionnellement l'homme. Elle se nourrit de son sang une seule fois, en un repas de trois à cinq jours. Elle se transforme ensuite en nymphe qui cherche un hôte pour un repas unique de quatre à cinq jours. Le «repas» achevé, la nymphe se détache de l'hôte. Après trois à cinq mois, les nymphes muent et se transforment en tiques adultes sexuées. Son poids peut être multiplié par 600.

La piqûre peut donc venir de la larve, de la nymphe ou des adultes femelles.


Se protéger des tiques

Les tiques sont présentes dans la campagne, les parcs, les jardins publics, en forêt et en particulier dans les endroits boisés, ombragés et humides. Les promeneurs, les randonneurs, les campeurs, les chasseurs, les agriculteurs, les jardiniers doivent faire attention. Elles sont en général à moins d'1 mètre du sol. Il faut redoubler d'attention avec les enfants!

Elles sont actives toute l'année entre 5°C et 25°C.


Mes recommandations :

  • Ne pas s’aventurer dans les sous-bois et hautes herbes sans protection de la peau ou des cheveux.

  • Porter des vêtements couvrants la peau : manches longues, pantalons, chaussettes, bottes, chaussures montantes, chapeau, casquettes. Il est plus facile de détecter les tiques sur des vêtements clairs.

  • Employer des produits répulsifs efficaces pendant plusieurs heures. Ils peuvent être appliqués sur les vêtements, voire sur la peau.

  • En randonnée, marcher au milieu des chemins et des sentiers et éviter les contacts avec les branches basses, les fougères…

  • Au retour examiner méticuleusement les plis de la peau et le cuir chevelu. Inspecter les chaussures et les sacs de randonnée. Laver le linge à 60° si possible. Examiner les animaux qui sont souvent le point d’entrée. Observer soigneusement la peau et les cheveux des enfants et des bébés (les nymphes sont toutes petites).

  • Prendre rapidement une douche.


Que faire en cas de piqûre ?

Les piqûres sont indolores car la tique injecte une substance antalgique contenue dans sa salive. Dans cette salive, se trouvent de nombreux microbes : bactéries, parasites, virus. Heureusement, une piqûre de tique ne signifie pas contamination. Environ 5 à 20% des tiques seraient porteuses de la bactérie appelée Borrelia qui est à l’origine de maladies vectorielles à tiques ou maladie de Lyme. Plus la tique reste longtemps, plus elle risque de transmettre des maladies.


Il faut donc retirer la tique avec précaution :

  • Ne mettre aucun produit sur la tique.

  • Ne pas tenter de la retirer avec les ongles.

  • Utiliser un « tire tique » car la tique à un rostre. Il faut la saisir fermement à sa base sans l’écraser, tourner et tirer doucement jusqu’à ce qu’elle se décroche.


Ensuite, appliquer sur la plaie au choix :

  • Antiseptique,

  • Argile verte,

  • Huile essentielle de lavande aspic…


Puis surveiller la zone et observer des signes :

  • Plaque rouge circulaire dans les 3 à 30 jours après une piqûre.

  • Divers symptômes peuvent apparaître au cours des mois suivants. Ils peuvent toucher le système nerveux, les articulations, le cœur, la peau.

  • Ne pas hésiter à consulter un médecin si besoin.


💡 Voici quelques idées naturopathiques pour soutenir l’immunité

  • Adopter une alimentation revitalisante en dégustant des légumes et des fruits biologiques de saison, des fruits oléagineux (amandes, noisettes, noix de cajou, noix de Grenoble), des graines (lin, sésame, courge,…), des graines germées, des légumineuses (lentilles, pois chiche, haricots rouges et blancs,…), des petits poissons gras, de bonnes huiles biologiques (olive, colza, lin, noix),…

  • Pratiquer de l’exercice physique à son rythme.

  • Apprendre à gérer l’excès de stress en pratiquant la cohérence cardiaque.

  • Se complémenter si besoin avec, par exemple :

o Gelée royale ou Pollen frais ou Propolis ou Spiruline,

o ou Plasma de Quinton hypertonique et/ou isotonique,

o ou Vitamine C liposomale ou Vitamine D3 ou Magnésium.

  • En cas de prise d’antibiotiques suite à une piqûre de tiques, il faut renforcer la flore intestinale avec des probiotiques et/ou des prébiotiques.



Par Sylvie Blanc

Naturopathe et réflexologue à Estrablin (38)

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